DOMAINE D'INTERVENTION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES
Le législateur a fixé très précisément
la liste des entités devant désigner un Commissaire aux Comptes.
Les entités soumises au contrôle d'un
Commissaire aux Comptes le sont, soit en raison de leur forme (Sociétés par anonyme
ou en commandite...), soit en raison de leur importance :
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SARL, GIE ou
personnes morales de droit privé non commerçantes dépassant deux des trois
critères suivants : 1 550 000 euros de total bilan, 3 100 000 euros de chiffres
d'affaires HT ou un effectif moyen de 50 salariés), soit en raison de leur
nature, comme les associations recevant des dons ou subventions dépassant 153
000 euros(Décret n° 2006-335 du 21 mars 2006 fixant le montant des subventions
et des dons reçus à partir duquel les associations et les fondations sont soumises
à certaines obligations.
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SAS dépassant deux des trois critères
suivants : le total du bilan est fixé à 1 000 000 €, le montant hors taxe du chiffre d'affaires à 2 000 000 € et le nombre moyen de salariés permanents employés au
cours de l'exercice à vingt.
Cependant, même en dessous de ces
seuils, toute entité ou association peut faire appel à un Commissaire aux
Comptes si elle le souhaite.
L'article 2 de la loi du 10 juin 1994
modifiant l'article 27 de la loi du 1er mars 1984 dispose que : "Même si
les seuils visés au premier alinéa ne sont pas atteints, les personnes morales
de droit privé non commerçantes ayant une activité économique peuvent nommer un
Commissaire aux Comptes et un suppléant dans les mêmes conditions que celles
prévues au deuxième alinéa. Dans ce cas, le Commissaire aux Comptes et son
suppléant sont soumis aux mêmes obligations, encourent les mêmes
responsabilités, civile et pénale, et exercent les mêmes pouvoirs que s'ils
avaient été désignés en application du premier alinéa."
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